Auto

La confiance aux nouveaux véhicules
04.01.2017 / Auto

Faut-il avoir confiance dans la voiture autonome ?

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Projet fou il y a quelques années, la voiture autonome devient réalité. Mais comme toute grande innovation, la voiture autonome en fait rêver certains, tout en cristallisant les craintes des autres. Faut-il avoir confiance dans les voitures autonomes ?

Audi, Mercedes, Volvo, mais aussi Renault veulent commercialiser leurs premières voitures autonomes à l’horizon 2020 – 2022, les voitures test de Google ont déjà parcouru des millions de kilomètres et la Tesla Model S est capable de tourner, accélérer, freiner ou même déboiter avec une agilité bluffante. Face à l’arrivée imminente de cette révolution, les constructeurs cherchent à nous rassurer. Avons-nous vraiment des raisons de nous inquiéter ?

 

La voiture autonome : quels avantages et quelles réticences ?

La voiture autonome peut se targuer de nombreux avantages : une conduite plus douce et donc moins polluante, un stationnement au millimètre plus économe déjà en place, mais aussi et surtout une promesse de mobilité pour les non conducteurs, personnes âgées ou à mobilité réduite. Enfin, la voiture autonome promet de faire gagner du temps au conducteur, qui pourra se déplacer sans stress et pourquoi pas lire, travailler, regarder un film tout en se laissant conduire. Voilà qui explique pourquoi, outre la prouesse technologique, six français sur dix seraient prêts à acquérir une voiture autonome, selon une étude menée par le Boston Consulting Group.

Malgré cette longue litanie d’avantages, notre cerveau – habitué à tout contrôler derrière le volant – ne peut s’empêcher de se questionner. Bien que la conduite constitue une source d’énervement pour près d’un Français sur deux, le passage de la conduite classique à la conduite autonome constitue un frein psychologique important. Outre les amoureux de la conduite, peu pressés de laisser le volant à l’ordinateur, la peur du bug informatique, du virus ou d’un piratage est présente dans de nombreuses têtes. Celle d’un Big Brother surveillant notre vie privée aussi. Ces voitures qui communiquent en permanence avec leur environnement et les autres véhicules pourraient-elles moucharder sur nos déplacements ? Enfin, il existe une inconnue, à quel prix pourrons-nous conduire ces véhicules futuristes ?

Afin de contrer ces réticences, les constructeurs cherchent donc la parade pour rassurer le conducteur.

 

Aller pas à pas vers la voiture autonome

Pour ce faire, les constructeurs et promoteurs du véhicule autonome entendent adopter une stratégie progressive. Après la voiture individuelle totalement autonome, nous nous familiariserons avec d’autres véhicules, tels que des navettes sans chauffeur à proximité des centres commerciaux et en centre ville.

Reste à convaincre l’utilisateur qu’il peut laisser le volant à l’ordinateur. Volvo Cars a ainsi imaginé une interface rassurante afin de laisser le contrôle au véhicule, puis le reprendre dès qu’on le souhaite. De même, les constructeurs réfléchissent aux moyens qui permettront de faire réagir ou réveiller l’utilisateur passif ou endormi afin de lui faire reprendre le contrôle en cas d’urgence. Enfin, le passage à l’autonomie totale se fera par étapes. Nous devrions dans un premier temps garder les mains sur le volant, puis les enlever, ne plus regarder la route, ne plus se concentrer, puis finalement se laisser guider.

Sur le plan de la sécurité informatique, les constructeurs se concertent avec les assureurs et experts en sécurité afin de rendre anonyme les déplacements des voitures et protéger la vie privée. Subsistera un problème difficile à gérer pour ces voitures : après avoir appris sans problème le code de la route, elles doivent désormais apprendre à ne plus le respecter quand le comportement humain l’y oblige. Pas si simple !

 

La voiture autonome : la promesse d’une sécurité accrue

Si les défis sont encore nombreux, la voiture autonome devrait toutefois contribuer à sécuriser les déplacements des conducteurs et des passagers. Volvo, qui ambitionne de ne plus déplorer de morts dans ses voitures d’ici à 2020, considère que le seul moyen d’y parvenir sera la voiture autonome. Vraiment ?

Les chiffres semblent bel et bien aller dans ce sens. Selon les estimations de l’Organisation mondiale de la santé, 93% des accidents sont dus à des erreurs humaines. Contrairement à nous, une voiture intelligente n’a pas de problème de vue, ne voit pas ses réflexes altérés par la fatigue… ou n’envoie pas de SMS au volant ! Et si l’argument de la sécurité était, in fine, le plus efficace pour convaincre les conducteurs du monde entier de passer à la mobilité autonome ?

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