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28.11.2016 / Perso

De nouvelles étiquettes nutritionnelles testées dans les supermarchés

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Des étiquettes alimentaires sont expérimentées depuis fin septembre dans une soixantaine de supermarchés français. Cette campagne prend appui sur quatre différents logos indiquant la valeur nutritionnelle des aliments. Les objectifs : lutter contre l’obésité et prévenir les maladies cardio-vasculaires.

Comment apporter une information à la fois claire et précise aux consommateurs sur la qualité nutritionnelle des aliments qu’ils achètent ? C’est l’un des enjeux d’une expérimentation menée actuellement en France, dont l’un des objectifs, est de « lutter contre le fléau majeur de l’obésité », comme le souligne Marisol Touraine, la ministre de la Santé.

Depuis fin septembre 2016, quatre types d’étiquettes sont apposés sur les pizzas, yaourts, conserves, pains de mie et autres plats préparés commercialisés par une soixantaine de grandes surfaces de quatre régions (Ile-de-France, Normandie, Hauts-de-France et région Auvergne-Rhône-Alpes). Soit près de 2 millions d’étiquettes qui ornent environ 1300 produits alimentaires.

Quatre logos en phase test

Deux de ces logos nutritionnels consistent en un code couleur.

Baptisé Nutri-score, le premier repose sur une gradation de cinq couleurs, laquelle va du vert pour les aliments les plus sains au rouge pour ceux riche en graisse, sel ou sucre. Mis au point par l’Inserm et le Pr Serge Hercberg, président du Programme national nutrition santé (PNNS), ce logo a les faveurs des professionnels de la santé, notamment le Haut Conseil de Santé Publique (HCSP), qui l’a distingué dans son étude comparative parue en 2015.

Proposé par le groupe Carrefour, le second code couleur, appelé SENS (Système d’Etiquetage Nutritionnel Simplifié), signale, grâce à quatre couleurs allant du vert au violet, à quelle fréquence consommer le produit, de « souvent » à « occasionnellement ».

Les deux autres logos expérimentés s’intéressent plus aux dosages de gras, de sucres et de sel présents dans les produits : il s’agit du « Traffic light », ou feu tricolore, déjà utilisé au Royaume-Uni, et du « Nutrirepère ».

Les additifs chimiques absents

S’inscrivant dans le cadre d’un « mieux manger », cette campagne suscite d’ores et déjà des critiques, portant, notamment, sur l’absence de mentions des additifs chimiques, considérés comme responsables de certaines pathologies (troubles digestifs, hyperactivité, asthme, cancers).

Certains professionnels de la santé relèvent qu’une meilleure alimentation passe avant tout par des actions pédagogiques, destinées autant aux enfants qu’aux parents et aux enseignants.

Enfin, d’autres espèrent que ce type d’étiquetage, préjudiciable aux aliments de mauvaise qualité, va obliger les industriels à améliorer la qualité de leurs produits.

 

Sources :

  • http://www.20minutes.fr/sante/1930523-20160926-logos-nutritionnels-enjeux-guerre-etiquettes
  • http://france3-regions.francetvinfo.fr/haute-normandie/nouveaux-logos-nutritionnels-quel-est-leur-reel-impact-1095357.html
  • http://www.paris-normandie.fr/region/60-millions-de-consommateurs–un-etiquetage-nutritionnel-clair-c-est-pour-bientot-FH7090070#.WACeHOCLSM8
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